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Histoire de la Piñata

d'après Wikipedia

La Piñata : un héritage des explorations passées

Elle est utilisée depuis 450 ans pour célébrer des fêtes traditionnelles mexicaines tout au long de l'année.

En Chine

Une hypothèse suppose que son origine soit attribuée à la culture chinoise. En effet, les chinois auraient été les premiers à créer et utiliser la piñata, pour les fêtes de la Nouvelle Année, qui coïncident avec le début du printemps. Ses racines, issues des milieux ruraux et agricoles, expliqueraient les représentations animales des piñatas (vaches et buffles), pendant les célébrations. La tradition chinoise voulait que les piñatas, faites de papiers de différentes couleurs, soient remplies de diverses semences. Le fait d'en extraire les graines, par frappes successives, devait attirer le bon climat pour la saison suivante.

En Italie, en Espagne

Elle aurait été importée en Italie, au XIVe siècle, par l'explorateur Marco Polo, comme en témoigne son livre "Les voyages de Marco Polo". Ces écrits attestent aussi de cette origine chinoise. Le mot "piñata" a une étymologie italienne : "Pignatta" qui désigne un "récipient fragile". En effet, à la base, il s'agissait d'un simple récipient de céramique, plus ou moins décoré, qu'il fallait briser avec un simple bâton de bois.

Au XIVe siècle, la religion chrétienne s'empare de cette pratique païenne pour la christianiser. C'est pendant la fête de Carême qu'elle devient importante.

Vers le Mexique

Après être passée par l'Espagne, elle sera finalement exportée au Mexique, par les conquistadors espagnols. À leur grande surprise, une pratique rituelle locale similaire existait déjà, mais n'avait rien de chrétien. Les populations locales s'en servaient pour adorer le dieu Huitzilopochtli, dieu du soleil et de la guerre.

Les missionnaires décidèrent donc de l'utiliser, pour bâtir leurs discours d'évangélisation. En y rajoutant des décorations, ils purent attirer leurs futurs paroissiens en attribuant à la piñata, la représentation du diable et du pêché, à combattre.

C'est en cela que les piñatas mexicaines auront une forme particulière avec sept pics représentant les sept péchés capitaux, auxquels le croyant doit résister (l'avarice, la gourmandise, la paresse, l'orgueil, l'envie, la colère et la luxure). Ces sept pics rappellent aussi l'étoile du Berger qui a mené les rois mages à Béthléhem.

Une fois les yeux bandés, on fait tourner trente-trois fois (représentant les 33 ans de la vie du Christ) la personne sur elle-même, avant qu'elle n'essaie de briser la piñata. Avoir les yeux bandés rappelait, en effet, aux chrétiens, que pour ne pas faillir à la tentation, il fallait avoir l'aptitude à la Foi, une vertu qui permet à l'homme, de croire sans avoir à voir.

Petit à petit, cette fête perd ses vertus religieuses pour devenir pratique culturelle spécifique à la "quinceanera" et autres fêtes et anniversaires mexicains.

De nos jours, la tradition est plus ou moins fortement présente dans plusieurs régions d'Amérique latine, en Espagne, et dans certains pays anglo-saxons comme les États-Unis, ainsi qu'en Inde.

En France

En France, la piñata devient une pratique traditionnelle d'un goûter d'anniversaire. Réalisée à partir de matériaux facilement cassables, des bonbons et des petits jouets y sont dissimulés. Décorée avec des couleurs vives, elle prend souvent la forme étoilée avec cinq, six ou sept pointes. Elle peut aussi prendre une forme animale, selon les goûts des enfants.

À l'heure actuelle, ce savoir-faire est transmis par Elena Farah, entre autres, dans une perspective entrepreneuriale et sociale, depuis la moitié des années 1980. Depuis 2006, elle travaille avec des détenus, qu'elle a formés, qui travaillent à plein temps, produisant environ 100 piñatas, vendues sur Paris, ou livrées en France, et en Europe.

Aujourd'hui, cette pratique est inscrite à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel, par le Ministère de la Culture, depuis 2010.

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